Elle était l’une des grandes oubliées du Jury de Stockholm, dont on pouvait attendre qu’il reconnaisse un jour le rôle primordial qu’elle eut dans la confirmation de l’hypothèse de « la matière noire ». Vera Rubin a constaté que les galaxies ne tournaient pas tout à fait  de la façon dont les scientifiques avaient avancé  et que ceci est dû à  l’existence d’une autre force exercée (la matière noire). Cette dernière qui n’avait pas été directement observée, représente 27 % de l’univers !

Vera Rubin a dû surmonter un certain nombre de barrières tout le long de son chemin. Son intérêt pour  l’astronomie a commencé  très tôt. Elle a grandi avec l’encouragement de son père Philip Cooper,  un ingénieur électricien. Il l’avait aidée à construire un télescope et sa fille l’accompagnait aux réunions des astronomes amateurs.

Bien que Vera avait déclaré que ses parents étaient très favorables à son choix de carrière,   son père lui  avait suggéré  de devenir plutôt mathématicienne car il serait difficile pour elle de gagner sa vie en tant qu’ astronome.

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Vera Rubin était la seule femme astronome diplômée de Vassar College en 1948. Quand elle a cherché à s’inscrire en troisième cycle d’études à Princeton, elle a appris que les femmes ne sont pas autorisées dans le programme d’astronomie.  Elle avait obtenu alors son diplôme de maîtrise à l’Université Cornell.

Elle avait obtenu son doctorat de l’Université de Georgetown et avait ensuite travaillé en tant que membre du corps professoral avant de travailler à la Carnegie Institution à Washington, un centre de recherche scientifique sans but lucratif.

Les réalisations scientifiques de  Vera Rubin lui ont valu de nombreux prix et distinctions dont la National Medal of Science par le président Bill Clinton en 1993 « pour ses programmes de recherche d’avant-garde dans la cosmologie observationnelle. » Elle est également devenue la deuxième femme astronome à être élu à la « National Academy of Sciences ». Au cours de sa carrière, Vera Rubin a examiné plus de 200 galaxies. L’astrophysicienne Vera Rubin américaine s’est éteinte le 25 décembre courant à l’âge de 88 ans.

M.B.S

 

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