Par Lakhdar Souid

Il nous arrive parfois de soulever un rocher ou de déchirer un pan du voile couvrant notre passé, pour découvrir avec nostalgie et serrement de cœur, combien on a soif

de nous abreuver à la source de cette belle époque… Alors les souvenirs se voilent, ça fait comme une éclipse, une nuit remplie d’étoiles sur le port de Sfax… et le vent de l’éventail du grand-père  assis…
Bon vieux temps, marqué par notre innocence, notre loyauté et notre sincérité…

J’ai été remué par la rencontre d’une connaissance de mon enfance après tant d’années d’absence. Nous avons discuté de tout et de rien, mais le couteau a été bien remué dans nos deux blessures. Il est vrai qu’on avait beaucoup de points communs même sans jamais établir un contact direct, mais la plupart de nos souvenirs se croisent quelque part : Natifs de Gafsa, ayant étudié tous deux à Sfax, avec un partage sans réserve de l’amour de cette belle ville et la nostalgie des beaux jours vécus dans ses murs…

A l’issue de cette promenade virtuelle de la mémoire, tout un monde se réveilla en moi, les objets, les parfums, les bruits et les endroits. Un séisme ébranla la tranquillité de mon être et le calme de mon existence… Souvenir, souvenir, quand tu nous tiens pour nous envoûter… et  « les souvenir se voilent de plus belle… ça fait comme une éclipse…les nuits plein d’étoiles sur le port de Sfax, le vent de l’éventail du grand-père assis…les souvenirs se voilent…On voit passer le tram…et la blancheur des voiles des femmes tenant un fils et l’odeur du jasmin…

 

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