Dès le premier jour de l’ouverture du festival international de Carthage, la canicule  du 13 juillet qui s’est invitée durant  la journée, s’est transformée le soir pour envelopper une belle ambiance estivale parfumée et un public  très nombreux toujours avide de fête. ‘‘Fen Tounes’’ a fait son show devant un public mitigé entre le meilleur et le moins bon. Le spectacle de Chadi Garfi a été une revue de 60 ans de musique tunisienne où jeunes et moins jeunes  ont fusionnés.

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L’amphithéâtre romain, a commencé le spectacle par briller au cœur de la nuit vibrant au rythme de la 53ème édition de notre fameux festival. Le spectacle qui s’est voulu  un voyage à remonter le temps pour découvrir ou redécouvrir  nos grands artistes qui ont fait à l’époque le bonheur de beaucoup de tunisiens, n’a pas vraiment fait le bonheur de tous.

La  mise en scène de Hatem Derbal,  qui a vu défiler une pléiade d’artistes à l’instar de Kacem Kefi, Soulef, Noureddine Beji, Mohamed Jbeli, Adnene Chaouachi, Rchid Mejri, Asma Ben Ahmed, Mongia Sfaxi et Nour Kmar, n’a pas vraiment fait l’unanimité. Il y a ceux qui ont critiqué la qualité sonore, d’autres le choix des artistes, certains ont reproché aussi que le spectacle n’était pas à la hauteur d’une ouverture telle le prestigieux festival, l’association d’un orchestre symphonique à des prestations moyennes ou encore exhiber la limite des anciens chanteur n’était pas en leur honneur… Même Chadi Gharfi en a eu en pleine figure, comme quoi, sa prestation n’avait rien à voir avec l’art de son père Mohamed Gharfi… Mais cette balance négative pourrait aussi s’équilibrer par d’autres  personnes plus souples  car comme on dit « la critique est aisée mais l’art est difficile »,  et que le spectacle était par contre assez correct, que le fait de rendre hommage aux anciens artistes nationaux en faisant revivre tout un passé mélomane glorieux était tout à l’honneur du festival. le public a malgré tout chanté, dansé et il y a eu même de l’humour lors de la prestation du jeune chorégraphe qui a dansé sur scène. Beaucoup ont apprécié la prestation agile et rythmé de l’artiste pendant que d’autres présents au premier rang se sont cachés le visage soit disant par pudeur devant le déhanchement et la mi-nudité du danseur…

Ces quelques bémols n’empêcheront pas les festivaliers de Carthage de faire la fête tous les soirs car la programmation promet encore d’autres agréables surprises comme ce soir avec la découverte de la syrienne Faya Yonan déjà très appréciée et connue en France grâce à « Li Biladi ». Une chanson interprétée en duo avec sa sœur Rayhan. Ce titre s’est transformé en phénomène en faisant  exploser sa chaîne YouTube en quelques jours. Le timbre de sa voix, l’amour incommensurable qu’elle voue à son pays meurtri et son engagement pour les causes justes lui ont valu un statut tout particulier dans le paysage musical arabe. Belle soirée en perspective en attendant  la très belle soirée d’opérette bien de chez nous “El Mdina” de Nafaa Allani dans une mise en scène de Amel Alouane prévue le lundi 17 Juillet.

Nadia Ayadi

 

 

 

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