La revendication afférente à la dignité, indissociable des libertés, ligne vers les raisons de la colère. Certes, l’ainsi nommé printemps arabe aurait partie liée avec l’organisation du « chaos créateur » et Monica, la jolie n’aurait pu entrer dans le bal sur son cheval, sans le ressentiment populaire monte à l’assaut de Ben Ali, l’usurpateur parti au trot, puis au galop. Un vent de libération souffla sur l’agora.

Voici des décennies, époque où les divorces furent plus rares, il y aurait donc eu moins de liberté. L’hégémonie matérielle et culturelle du mâle contraignait l’épouse à demeurer enfermée contre vents et marées. Ici, apparaît la bêtise du cheikh saoudien, pour qui, épouser une Tunisienne serait péché.

De même, le maitre d’El Azhar, se fourre le doigt dans l’œil, lui pour qui la Tunisie dévie eu égard aux prescriptions coraniques. « Rous Mrabta » (têtes de mule). Dans ces conditions, l’actuelle implosion
des séparations matrimoniales colporte une positivité par-delà ses méfaits. Mais le passé, l’actuel et l’à venir partagent le même délire.

Ce que veut dire le mariage, n’incite guère à sourire. Il codifie les rapports construits entre les sexes. Le drame commence là où le sentiment évacue les territoires aussitôt occupés par la codification.
Rien n’existe hors de la socialisation. Telle est la raison cachée de ces divorces démultipliés depuis l’exigence de liberté.

La caravane tunisienne avance et les chiens, sans foi ni loi aboient. Qui, en Egypte ou en Arabie ne connait mille et une situations, où le mariage convole en justes noces avec le pire des viols. Femmes et hommes de tous les pays unissez-vous contre l’ignominie.

Dr Khalil Zamiti

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