Le parti Al Jomhouri ainsi que la famille et proches de la défunte militante Maya Jribi ont organisé le 30 juin 2018, une cérémonie de commémoration du 40e jour du décès de la militante Maya Jribi, dans une salle archi comble de la cité de la culture à Tunis.
Nombreux ministres, personnalités nationales, politiques, des artistes, des représentants d’organisations et de partis politiques étaient présents pour rendre un exceptionnel hommage à une femme exceptionnelle qui a donné sa vie pour son pays.

Des chansons engagées telles que Maya Jeribi aimaient telles que ‘’inta achraf insan إنت إشرف إنسان’’ de Julia Boutrous, et des chansons du groupe musical de la Recherche musicale de Gabes ‘’Al Bahth Al Moussiqi’’ ont conféré à ce deuil une coloration spécifique émouvante.
Des moments d’émotion en effet ont marqué cette commémoration lors d’une vidéo exposant le parcours exemplaire et atypique de cette infatigable et brillante militante démocrate. Le journaliste Rachid Khechana, l’un de ses compagnons de lutte, a rendu un vibrant hommage à cette icône tunisienne, en témoignant le plus grand respect envers son âme.

Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, le président de l’UTICA, Samir Majoul et Issam Chebbi, secrétaire général du parti Al Jamhouri ont tenu a affirmé chacun un témoignage dans lequel ils ont révélé la grandeur des valeurs et des qualités morales de cette éternelle militante sincère.
La nièce de la défunte, émue de son départ douloureux, a annoncé, devant un public qui dépassait le nombre de 3000, la naissance de ‘’l’association Maya Jribi pour l’autonomisation des femmes’’.

Une fusion totale du public envers une grande dame partie trop tôt, à part une perturbation où plusieurs personnes présentes ont crié « dégage » à l’arrivée du président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui a dû partir avant l’heure tête baissée dans le noir entouré de garde corps dans la discrétion la plus totale.
Le secrétaire général d’Al Jomhouri, Issam Chebbi, le frère Nizar Jeribi et la sœur de Maya Jribi ambarrasés ont dû appeler au calme en guise de respect à la mémoire de la défunte. Ils avaient estimé que l’heure était plutôt au recueillement et non aux divisions.


Mais derrière toutes ces considérations et unanimités, réside une femme à voix douce mais ferme qui s’était dévouée à ce peuple et à cette terre qu’elle a toujours aimée jusqu’à son dernier souffle.
Avant de se retirer doucement de la scène politique, elle avait toujours consacré son énergie à la lutte contre la dictature, au combat continu pour la démocratie et pour les valeurs modernistes.

Maya Jribi s’etait éteinte le 19 mai dernier, à l’âge de 58 ans. C’était son dernier combat contre la maladie.

Samia Rebei

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