Neila Charchour, Présidente du CIFE Tunis Capitale, fait partie de ces femmes Entrepreneures bien tunisiennes, patriotes dans le cœur et qui se battent pour le bien être de leurs pays en le défendant bec et ongle. Elles rejettent fortement tous les abus et toutes les aberrations qui prolifèrent dans le pays.

Face à l’obscurantisme qui se fait sentir de temps à autres, le 13 août prochain, fête de la femme, ne sera pas fêté comme les autres fois. Neila Charchour confie en effet que face au dernier événement où une prière illégale eut lieu sur l’Avenue Habib Bourguiba le vendredi 3 août 2018. « Non seulement ces personnes étaient dans l’illégalité mais en plus elles entachent l’image de notre religion en priant et en se prosternant soi-disant dans les rues, alors que les prières doivent avoir lieu dans les mosquées dans la propreté et le recueillement. Une provocation et de l’exhibitionnisme de mauvais gout ! C’est leur manière, clament-ils, de s’opposer au rapport de la COLIBE !
Opposer la religion et sa sacralité aux lois civiles et civiques et à la constitution ne peut qu’entacher la religion en créant des divisions entre musulmans et entre concitoyens de religions différentes.
Or nous avons connu ce type de chantage lors de la Troïka qui a fini par mener à la violence et au sit in du Bardo.
Pourquoi les humains ont-ils la mémoire si courte ? Les mini-partis à connotation religieuse ne savent-ils pas encore que nous avons une constitution qui gère ce pays ? Ne savent-ils pas que pour exister politiquement et légalement, ils se doivent de respecter à leur tour notre constitution? Même le parti Ennahdha a signé la constitution et a admis officiellement être un parti civil !

Face à l’obscurantisme rampant, Nous Femmes Tunisiennes et tous nos concitoyens qui nous soutiennent, devrions fêter notre citoyenneté le 13 Aout au soir à l’Avenue Habib Bourguiba.
Ceci aidera ceux qui n’ont pas encore compris, que le respect et le soutien au rapport de la COLIBE est un devoir citoyen qui n’a rien à voir avec la religion, les croyances et les interprétations des uns et des autres.
Il s’agit de la volonté d’un peuple concernant sa vie ici-bas et sur laquelle nul n’a le droit d’intervenir. Il n’y a pas de hiérarchie religieuse en Islam et la première constitution fut celle du Prophète Mohamed SAAWS.
Nous n’avons pas éradiqué une dictature civile pour subir une théocratie « haram touchrikou billah ».
Par conséquent et contre cet obscurantisme aveugle, célébrons la République, la constitution, les libertés, l’égalité, un Islam des lumières et la citoyenneté Tunisienne. Célébrons le rapport de la COLIBE !
Que toutes les associations citoyennes et féminines se mobilisent pour que nous soyons à la hauteur de notre héritage républicain. Mobilisons-nous pour que nos enfants puissent connaitre enfin la liberté et la joie de vivre dans leur pays. »

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