Skander Mansouri est un joueur de tennis tunisien hors pair. A peine 23 ans, il a déjà obtenu en 2018 un record de carrière en tant que célibataire au classement ATP 529 et un classement en carrière au classement ATP double de 407. Il a été même élu meilleur joueur du championnat en menant son équipe de l’université Wake Forest au plus haut niveau du podium. Ce jeune prodigue du tennis a été reçu par le Président Donal Trump. Nous l’avons rencontré malgré un agenda chargé et il a bien voulu répondre à nos questions.

Si vous aviez à vous définir, vous diriez quoi ?

Je dirais que je suis une personne responsable et discipliné. Je suis sûr que je travaillerai plus dur que ceux qui sont dans mon domaine, si la santé me le permet bien sûr. J’ai la chance de faire ce que j’aime comme métier et j’essaye de prendre plaisir autant que je peux. Le reste viendra par lui-même.

Une énorme passion pour le tennis. Pourquoi avoir choisi ce sport ?

Ma mère ayant été sportive a fait en sorte que j’essaye plusieurs sports différents depuis mon tout jeune âge (foot, équitation, taekwando, tennis…). Bien évidement, au début, l’objectif n’était pas d’en faire mon métier mais de prendre plaisir, côtoyer d’autres jeunes enfants différents de ceux qui étaient avec moi à l’école et forger mon caractère. Petit a petit, j’ai choisis le tennis. Plusieurs fois, après certaines défaites, j’aurais arrêté si ma mère n’avait pas été là pour me soutenir et m’encourager. Mon Amour pour le tennis n’a fait que grandir avec le temps, Je dois presque tout à ce sport d’où j’ai tiré la plupart de mes valeurs.

A qui reviendrait le plus votre parcours atypique dans le domaine ?

Je le dois à mes parents. Ils ont su quand me mettre un bras autour de l’épaule et quand me mettre un coup de pied dans le derrière. Chacun de mes parents m’a aidé a sa manière mais ce qui est certain, c’est que sans leur aide a tous les deux, je ne serais jamais la personne et le joueur de tennis que je suis aujourd’hui.
Etes vous soutenu par la FTT ou le ministère du sport ?

En réalité, le tennis est un sport qui nécessite un soutien financier afin de satisfaire l’encadrement technique, physique et mental nécessaires. Les possibilités d’aide sont nombreuses. Jusqu’à ce jour, je n’ai pas reçu une aide ni de la part de la FTT ni du ministère des sports. Ce dernier, aide Malek Jaziri et Ons Jaber. J’espère que je serai le prochain sur la liste.

L’appui important de ces deux organismes à OnsJabeur suffira il pour une fulgurante carrière ?

Il est très important d’être suivie et d’avoir un soutien financier mais ce n’est pas suffisant pour optimiser son potentiel. Ons est une fille très sérieuse et disciplinée, je suis sûr qu’un avenir encore plus prometteur l’attend. Connaissez-vous vos points forts et points faibles ? Je dirais oui et non, bien évidemment vu mon gabarit (1m94) certaines choses me sont plus faciles que d’autres. Je ne pense pas avoir un « point faible » mais bien sûr, comme tous les joueurs, certaines phases de jeu peuvent me déranger un peu plus que d’autres.

Quel est le tournois que vous aimeriez le plus réaliser si vous avez le choix ?

J’aimerai le plus participer est Wimbledon. J’ai toujours voulu jouer là bas sur gazon. Il se distingue par son organisation incroyable. A mon avis, c’est le tournoi le plus prestigieux. J’ai eu la chance de pouvoir participer aux qualifications de Wimbledon juniors et j’aimerais beaucoup avoir la chance de jouer à wimbledonen en tant que joueur professionnel.

Etes vous satisfait de votre academy, demarche, manager, staff ?

C’est un peu compliqué vu qu’en ce moment même je suis seul, avec bien sûr, le soutien de ma famille. Je pense que je m’en sors pas mal jusque-là, mais il faudrait très prochainement réussir à avoir un coach ou à intégrer un groupe/académie pour pouvoir passer au niveau supérieur.

Qui est votre modèle dans le tennis ?

Mon modèle dans le tennis est Novak Djokovic. Je me rappelle encore quand il était numéro 3, derrière Federer et Nadal qui remportaient tout à ce moment la, Il était décidé à devenir numéro 1 mondial et le disait ouvertement même si certaines personnes ne croyait pas que c’était possible. Il a cru en lui et il l’a ensuite prouvé à tout le monde.

Dernièrement vous avez eu l’occasion de rencontrer Trump. C’était dans quel cadre ?

Oui, j’ai été invité à la maison blanche. J’ai été reçu par le président Trump dans le bureau ovale et ce, après avoir gagné le championnat universitaire aux états Unis.

Quels sentiments avez-vous eu en rencontrant le président de la plus grande puissance mondiale ?

J’ai été très honoré, car c’est une distinction honorable. Cela m’avait beaucoup motivé. Cet accueil a eu ce pouvoir de me soutenir et me booster mentalement.

Cela vous a fait quoi d’être dans le bureau ovale de la Maison Blanche ?

Franchement, j’étais excité de rencontrer le président de la première puissance mondiale et de voir comment dans ce pays on encourage la performance, le courage et les parcours atypiques. Tout le monde m’avait ensuite contacté pour avoir plus d’information sur cette visite. Plusieurs personnes pensaient même que ce n’était pas une vraie photo mais une photo arrangée (photoshop)

Quel est le métier que vous ne pourriez jamais faire et celui dont vous rêvez ? J

J’aurais adoré être chanteur mais j’ai très vite compris que ça n’allait pas être possible pour le moment, mais qui sait, peut-être un jour…

Entretien conduit par Nadia Ayadi

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