Certains tunisiens qui étaient devant la télévision nationale, ont été comme surpris que les programmes aient été arrêtés pour diffuser des versets de coran. L’annonce qui avait suivie a été un choc : l’annonce de la mort du Président de la République en ce jour du 25 juillet qui fête la proclamation de la République a été comme pour sonner et arrêter également les 25 minutes après 10 heures du matin.

Premier président tunisien élu démocratiquement en 2014. Essebsi est mort à quelques mois de la fin de son mandat présidentiel. La fête de la République est désormais en berne et n’aura pas son discours en 2019.
Le plus vieux chef d’Etat au monde en exercice après la reine Elizabeth II d’Angleterre, aura vécu les deux siècles en servant sous Bourguiba, que sous Zine el Abidine Ben Ali, avant d’accéder lui-même au pouvoir, avec ce paradoxe de consolider la très jeune démocratie. La mort du président à l’âge de 92 ans « laisse la Tunisie orpheline d’une figure tutélaire résumant ses propres ambivalences, ce « gris » d’un chantier hybride qui ne prend des couleurs qu’au regard du chaos ou de l’immobilisme de ses voisins. » avait publié le Monde Diplomatique.
Béji Caid Essebsi avait été hospitalisé la veille en urgence et avait comme attendu le 25 juillet fête la République pour partir jusqu’au bout patriote dans la dignité.

En ces moments douloureux, l’équipe de Femmes et Réalités présente ses condoléances attristées à toute la famille et à tous les tunisiens.

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