Si certains pays comme les Pays Bas  ferment leurs prisons pour  louer des places à d’autres vu que leur population carcérale chute vertigineusement Si et si par conséquent ces prisons ferment leurs portes à leur citoyens, chez nous on les ouvre en grand un peu partout en Tunisie pour accueillir les familles de détenus à l’occasion du mois de Ramadan. Depuis le premier jour du mois Saint, les détenus ont pu même rompre le jeûne en famille.

Une joie indescriptible s’est affichée sur les visages à partir de la prison de Kasserine où le directeur Zied Mazia avait confié que cette initiative avait « pour objectif primordial de permettre aux prisonniers détenus depuis des années de pouvoir renouer avec leurs proches. Il n’y a pas mieux que le mois de Ramadan pour faire cette action ». Très affectés sans doute psychologiquement, cette expérience ne pourrait être que bénéfique envers ceux qui ont oubliés le sens d’une réunion en famille autour d’une table. Un réapprentissage précieux avant la sortie de prison et le retour à la vie normale. La prison de femmes de la Manouba a connue dans une ambiance conviviale la même expérience avec une cérémonie de rupture du jeûne en famille.

D’autres prisons ne s’en privent pas non plus et l’expérience est en train de s’étaler encore dans les différentes les prisons de Tunisie, à Siliana, Médenine, Monaguia, Gafsa…

Cette première en Tunisie et dans le monde et qui s’inscrit dans le cadre du programme du prisonnier citoyen, s’organise quotidiennement sous le contrôle de la direction générale des prisons et de la rééducation, en partenariat avec le syndicat des prisons et de la rééducation. Cependant, il est à signaler que les prisonniers qui ont cette faveur sont sélectionnés aussi pour bonne conduite.

Nadia Ayadi

 

 

 

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