L’une des premières femmes à avoir intégré la diplomatie tunisienne à la naissance du ministère des affaires étrangères vient de nous quitter. Une femme au parcours atypique : qui ne connait pas Radhia Mestiri, cette grande dame tunisienne si discrète qui ne parlait pas beaucoup mais agissait sans cesse pour l’image de son pays. Pionnière  également des femmes diplomates lors de l’adhésion de la Tunisie à l’Organisation des Nations Unies en 1956. A l’époque le Président Habib Bourguiba qui présidait le Conseil, avait tenu à ce qu’elle fasse partie de la délégation tunisienne à l’Assemblée générale de l’ONU. La présence d’une femme de grande culture, si belle et si présentable faisait honneur au pays.

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Pour la première fois de l’histoire de la Tunisie,  Il a fait partie d’une délégation arabe qui avait impressionnée au Palais de verre de Manhattan. Elle avait été le grand symbole féminin  de la Tunisie moderne.  Habib Bourguiba en statuant sur le Code du Statut personnel avait prouvé  l’image de cette Tunisie d’exception.

Radhia Mestiri avait ensuite gravi tous les échelons et avait accédé aux différentes fonctions de l’administration et des postes à l’étranger. Elle a été ensuite nommée l’une des premières femmes  ambassadeur de Tunisie au Sénégal. Avec la constitution de l’ATACCG elle  avait fait également partie de son bureau directeur et en parallèle membre du bureau de l’Association Tunisie-Nations Unies. Elle aimait la vie, la bonne compagnie, la bonne musique, les voyages… Elle vient de s’envoler vers le dernier…

Radhia Mistiri est partie doucement presqu’en s’excusant de la vie… L’équipe de Femmes et Réalités présente ses condoléances attristée à tous ceux qui l’aiment et en particulier sa fille Aida Gordah et son époux Khalil Hamza.

Nadia Ayadi

 

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