Engagée dès le début de la transition démocratique en 2011, la Suisse consolide encore plus son action en Tunisie. Elle prévoit même une enveloppe de plus de 267 millions de dinars tunisiens pour une nouvelle période de 4 ans.
La Suisse a lancé par conséquent sa nouvelle stratégie de coopération en Tunisie couvrant la période 2017-2010 en présence de la conseillère fédérale et cheffe du Département fédéral de justice et police, Simonetta Sommaruga, et du ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Zied Ladhari, ainsi que plusieurs hauts représentants des autorités tunisiennes.

La stratégie consolide la coopération en renforçant ses trois domaines d’activités, soit: le processus démocratiques, les droits de l’homme, la croissance économique, l’emploi, la migration et la protection.
Forte d’une enveloppe de plus de 267 millions de dinars pour la période 2017-2020, elle entend mettre l’accent particulièrement sur la jeunesse et le développement des régions. Une composante transfrontalière est également intégrée dans la nouvelle stratégie. Elle comprend un programme culturel Afrique du Nord qui entend favoriser les échanges entre créateurs et acteurs culturels dans la région. La composante régionale de la stratégie prévoit également des activités en matière de migration, de coopération économique et de prévention de l’extrémisme violent. Dans le domaine du soutien au processus démocratique et aux droits de l’homme, la Suisse vise principalement à promouvoir les valeurs d’une société démocratique et la « redevabilité » des institutions publiques vis-à-vis de la population. Elle appuie la mise en application des réformes ambitieuses adoptées dans la Constitution de 2014. La période 2017-2020, ce domaine va représenter 14.5% des déboursements de la coopération suisse en Tunisie, soit environ 39 millions de dinars tunisiens.

Au niveau économique, en matière de croissance inclusive et d’emploi, la Suisse entend contribuer au renforcement de la gestion des finances publiques, notamment au niveau local, ainsi qu’au développement d’un climat favorable aux affaires. Elle met l’accent sur différents projets de formation et d’insertion professionnelle, la structuration des filières pour l’export ainsi que la fourniture de services de base pour la population, notamment en matière hydrique. Sur la période 2017-2020, la Suisse compte investir près de190 millions de dinars tunisiens dans ce domaine, soit environ71% des dons qui seront engagés.
Forte de sa tradition humanitaire, la Suisse consolide également son engagement dans le domaine de la migration et de la protection des populations vulnérables. En 2012, la Suisse et la Tunisie ont conclu un partenariat migratoire qui a permis l’intensification de la coopération entre les deux pays. La Suisse appuie notamment la formulation et la mise en œuvre de politiques migratoires conformes aux standards internationaux. Elle travaille également avec la diaspora tunisienne en Suisse au développement socio-économique du pays.

En matière de protection, l’action se concentre sur le renforcement des moyens tunisiens étatiques et non-étatiques de réponse aux urgences humanitaires liées à la migration. La Suisse est actuellement l’un des principaux bailleurs de fonds de la Tunisie et du Haut-Commissariat aux Réfugiés pour l’assistance aux migrants en détresse. Ce domaine représentera pour la période 2017-2020 14.5% de l’enveloppe budgétaire soit près de 38.5 millions de dinars tunisiens.
Dans sa coopération avec la Tunisie, la Suisse appuie les autorités et institutions en charge des réformes et propose aux organisations de la société civile et au secteur privé des outils pour faire face aux défis de la transition.

Par ailleurs, elle appuie les institutions et initiatives visant à assurer les droits et les besoins essentiels des personnes. Dans sa mise en œuvre, la stratégie de coopération suisse en Tunisie 2017-2020 engage plusieurs unités de la Confédération suisse comme le Secrétariat d’état à l’économie, la Direction du développement et de la coopération, la Direction Sécurité Humaine du Département fédéral des affaires étrangères ou encore le Secrétariat d’Etat aux migrations. Elle est mise en œuvre conjointement avec les Ministères et Agences nationales tunisiens, plusieurs organismes nationaux et internationaux, ainsi que des associations tunisiennes.
Nadia Ayadi

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