Paola Iotti, une écrivaine italienne passionnée d’animaux. Elle s’en inspire et son art s’en empreigne remarquablement. Sa nouvelle œuvre, intitulée Sembrava un cavallo ma era un cielo stellato, « Il semblait être un cheval mais c’était un ciel étoilé », est un recueil de contes équestres issues de vrais histoires. Quatre histoires se déroulent à Mahdia. En commençant par l’histoire de Caïd, un poney des Mogods dont ses ancêtres galopèrent avec Hannibal, qui doit fait face à un ennemi plus dangereux que l’armée romaine: l’ataxie médullaire. Celle ci l’empêche d’être un cheval comme tous les autres. Ou encore l’histoire de Driss, un poulain accidenté quelques jours après sa naissance et qui se battra pour sa survie. La touchante destinée de Meriem et de sa victoire sur le silence où l’autisme l’avait enfermée et celle de Diana, qui retrouve ses compétences perdues et offre au Centre Hippique de Mahdia la cocarde remportée lors de son premier concours hippique en Allemagne. Deux filles qui parviendront à surmonter leurs handicaps grâce à leurs amis poilus.
L’ouvrage sera présenté à Vérone, du 26 au 29 octobre 2017, lors de la 119ème édition de Fieracavalli dans le stand de E.N.G.E.A., un organisme qui opère le tourisme équestre, dans la formation professionnelle de la filière équine, dans la zoothérapie. Le livre est une véritable œuvre qui illustre une réalité dans toute sa complexité et gravité. L’handicap, que nous ne connaissons jamais assez et dont nous sommes heureusement souvent éloignés, à moins que nous ayons connu cette problématique personnellement ou indirectement.

Ce livre qui offrira également un peu de bonheur à ceux moins chanceux, qui vivent une situation où l’autisme fait partie du quotidien familial.
Une partie des profits de vente sera dévolu à l’association « à but non lucratif » du Centre Hippique de Mahdia, pour permettre aux enfants autistes démunis du Sahel tunisien de participer gratuitement aux séances de zoothérapie.
Gabriella Incisa di Camerana, présidente de cette association, a développé des interventions animales spéciales grâce à des années d’observation et de recherche en zoothérapie qu’elle opère depuis 25 ans dans un centre équestre en Tunisie. Ce dernier a ouvert ses portes aux porteurs d’handicap et aux enfants atteints de troubles du spectre autistique (DSA).
L’objectif est celui d’engager les enfants dans une activité sensorielle, mais aussi de réadaptation et d’exploration, avec des exercices propices au développement, à la récupération ou au maintien des compétences de la vie quotidienne, malgré les incapacités cognitives, physiques et psychiques. A travers ces différentes expériences ludiques, à l’ approche cognitivo-comportementale, des enfants porteurs d’handicap et des autistes, ainsi que leur façon d’explorer le monde, ont été tenus en compte.

« L’autisme, ce n’est pas une maladie qu’on guérit. C’est une neurodiversité représentée dans 1 % de la population mondiale. Ce n’est pas, non plus, forcément un handicap, mais le manque de traitements spécifiques le rend handicapant » affirme Gabriella. Aux difficultés quotidiennes qu’entraînent l’autisme et avec lesquelles on finit « par apprendre à faire avec » s’ajoutent l’exclusion, scolaire et sociale, les mauvaises prises en charges et leurs effets aggravants, la non-écoute, l’absence de perspectives d’avenir, la dépendance aux neuroleptiques, jusqu’à l’internement, la contention et l’isolement. »
Le livre de Paola Iotti, pièce brillante comme les étoiles dans le ciel, devient ainsi la tesselle manquante du puzzle de solidarité : le puzzle, étant un des symboles de l’autisme, dans lequel un des éléments représente l’intelligence « différente » qui a besoin de tous les autres morceaux pour avoir un sens et qui à son tour est essentiel à la mosaïque.

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