Par Fériel Berraies Guigny Sophrologue spécialisée dans l’accompagnement du milieu de l’Entreprise.

Le Travail prend une place prépondérante dans nos vies, il assure une sécurité financière, répond au besoin d’appartenance, mais permet de se valoriser vis-à-vis de soi et des autres. Le surinvestissement professionnel nait du déséquilibre entre la vie privée et la vie professionnelle. C’est un équilibre qui reste précaire car il se balance entre la capacité d’un collaborateur à gérer ses désirs (ambition de carrière) et ses obligations professionnelles avec ses envies personnelles, ses besoins et impératifs familiaux. Mais il ne s’agit pas de faire une répartition égale du temps, mais de trouver l’organisation qui convient à chaque collaborateur. Bien sûr, cela reste variable et tributaire de beaucoup de facteurs, selon la personne, et de nombreux autres éléments comme la qualification professionnelle (indépendant, cadre, ouvrier, etc) l’âge ou l’environnement familial ( conjoint/ et ou enfants) peuvent influencer.* Il n’est pas rare, de voir naître des conflits intrafamiliaux quand le travail déborde outrancièrement sur la vie familiale et peut s’enclencher alors des tensions dans un couple et des sentiments de culpabilité de la part du collaborateur trop « absent » chez lui. Mais si le collaborateur a du mal à déléguer, désirant toujours garder le premier plan au travail, il est à craindre, que la situation ne vienne à s’aggraver sur le plan personnel et dans ses relations intrafamiliales.

Beaucoup s’enferment dans une spirale de dépendance au travail « ce que l’on appelle le « workaholic  » le bourreau de travail, qui n’en finit pas de travailler, persuadé qu’ainsi il aura l’estime de son employeur, alors il cherchera à tout assumer au péril de son temps de pause, de repos et de « ressourcing ».
Sur la durée, ce déséquilibre ou surenchère professionnelle, risque de le mettre en danger, engendrant de réelles problématiques au sein de la famille, mais également des conséquences psychosociales, à savoir possibilité de développer un épuisement physique et psychologique important ( burnout)

Aujourd’hui, plus de la moitié des collaborateurs déclarent être déchirés entre leur travail et leur vie quotidienne, ils estiment avoir du mal à passer du temps avec leurs proches et pour 55% d’entre eux qui sont parents, il leur parait difficile de bien s’occuper de leurs enfants comme ils le souhaiteraient.
Et ce sont les « conditions modernes de travail » cad les horaires elastiques, le télétravail, l’hyper connexion, le traitement de dossiers le soir et les weekend » qui empieteraient sur leur vie personnelle et les rendraient par conséquents incapables de tenir des limites et de respecter cet équilibre entre les deux, vie personnelle et professionnelle. Ecartelés entre frustrations, culpabilité, tentions familiales et épuisement physique au travail, leur vie de tous les jours est sérieusement impactée.

Le protocole d’amélioration du quotidien aura pour objectif d’accompagner le collaborateur débordé et incapable de respecter la limite entre « ses deux vies » afin de pouvoir trouver le juste équilibre entre ses deux vies. Pour cela un gros travail de recul devra se faire, afin d’accepter de lâcher prise et prendre conscience de l’importance des « temps de pause dans sa vie » afin de recadrez son comportement addictif face au travail. Eviter le trop plein pour apprendre la mesure, et les bénéfices des ressources physiques et mentales tirées de ces moments de pause ou moments « off » sans le travail.
Afin de se réapproprier une vie plus équilibrée et plus dans la mesure.

Sur la durée, ce déséquilibre ou surenchère professionnelle, risque de le mettre en danger, engendrant de réelles problématiques au sein de la famille, mais également des conséquences psychosociales, à savoir possibilité de développer un épuisement physique et psychologique important ( burnout)

Un stress chronique au travail qui peut tuer : Burnout quand tu nous tiens !
L’épuisement professionnel est surtout connu sous l’appellation anglaise burnout. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il se caractérise par « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail »1.

C’est en 1974 que le terme burnout a été utilisé pour la première fois. Il a fait l’objet de nombreuses définitions depuis.
Le terme de burn-out a été employé en 1974 par le psychiatre américain Herbert Freudenberger dans un article, Staff burnout. Il explique cette conséquence psychosociale au travail comme une « brûlure interne ».
Littéralement, un burn-out, signifie « se consumer, se bruler de l’intérieur et de l’extérieur aussi » Et c’est le stress chronique que nous vivons au quotidien, au travail et dans le monde moderne et ses servitudes qui sont responsables.
Le burn-out n’est pas psychologique, mais physiologique, il survient dans la durée et la chronicité. Il est alimenté par un stress important et répété dans une situation donnée. Le stress est une réaction normale du corps, c’est un état d’alerte face au danger, comme un feu rouge qui signifierait que quelque chose ne va pas. Mais dans un monde du fast et du tout capitale et instantané, l’urgence devient la norme. Les gens sont alors en alerte, 24 heures sur 24. Résultat : leur corps est épuisé. Et cette fatigue physique va aussi générer la fatigue mentale et émotionnelle.
Burnout ou dépression?
Le burnout (ou épuisement professionnel) est nécessairement lié au travail. Dans la dépression, le travail n’est pas la cause première, mais peut être un facteur aggravant. De plus, en cas de burnout, la personne atteinte est toujours en situation de stress chronique, tandis que c’est le cas 1 fois sur 2 pour la dépression.
Pour l’OMS c’est le changement du visage de l’Entreprise qui serait responsable
Il semblerait que le stress chronique sur la santé mentale des travailleurs se manifestent surtout dans les pays industrialisés, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Ce phénomène résulterait en bonne partie des transformations rapides opérées dans le monde du travail : globalisation des marchés, compétitivité, développement des technologies de l’information, précarité d’emploi, etc.

Casser la spirale infernale de la culpabilité dépendance au travail

Aujourd’hui, plus de la moitié des collaborateurs déclarent être déchirés entre leur travail et leur vie quotidienne, ils estiment avoir du mal à passer du temps avec leurs proches et pour 55% d’entre eux qui sont parents, il leur parait difficile de bien s’occuper de leurs enfants comme ils le souhaiteraient.
Et ce sont les « conditions modernes de travail » cad les horaires élastiques, le télétravail, l’hyper connexion, le traitement de dossiers le soir et les weekends » qui empièteraient sur leur vie personnelle et les rendraient par conséquents incapables de tenir des limites et de respecter cet équilibre entre les deux, vie personnelle et professionnelle. D’autres cas de figure plus extrêmes noircissent le tableau, ce sont le harcèlement moral au travail, les menaces, les violences physiques et verbales, les incivilités entre collègues, tout cela nourri par la peur « de perdre son emploi et de ne plus pouvoir subvenir aux besoins de la famille) dont l’expression ultime pourrait être les pensées morbides et les attitudes suicidaires, si l’on reste dans le non-dit et que l’on plonge dans le désespoir ( faute d’être écouté, ou suivi par un médecin ou thérapeute)
Ecartelés entre frustrations, culpabilité, tentions familiales et épuisement physique au travail, la vie de tous les jours peut être sérieusement impactée.

Burnout, un diagnostic médical

L’épuisement professionnel entre dans la catégorie des troubles d’adaptation. Il n’est pas reconnu comme une maladie mentale, et ne figure donc pas dans le DSM IV, le manuel médical des troubles mentaux. Le diagnostic est donc difficile à établir, car les médecins ne disposent pas de critères précis. Ainsi, distinguer un épuisement professionnel d’une dépression n’est pas chose simple. Pour le moment, les médecins se basent sur l’entretien qu’ils ont avec le patient et les symptômes que ce dernier éprouve. En cas de doute, la consultation d’un psychiatre est parfois suggérée.

Vivre mieux son quotidien par les thérapies brèves

La Sophrologie, est un outil qui peut aider à casser la surenchère professionnelle génératrice de tous les maux du collaborateur. Dans le cas précis du Burnout cependant, elle ne peut être appliquée qu’en soin de support en parallèle de l’accompagnement d’un médecin du travail, un psychologue ou psychiatre.
Par contre pour ce qui est questions de la santé au travail, de la qualité de vie au travail, et de la surenchère professionnelle, la Sophrologie se suffit à elle seule et pourra proposer un protocole d’accompagnement en toute indépendance.
Et dans ce cas précis, le protocole d’amélioration du quotidien aura pour objectif d’accompagner le collaborateur débordé et incapable de respecter la limite entre « ses deux vies » afin de pouvoir trouver le juste équilibre entre ses deux vies. Pour cela un gros travail de recul devra se faire, afin d’accepter de lâcher prise et prendre conscience de l’importance des « temps de pause dans sa vie » afin de recadrez son comportement addictif face au travail. Eviter le trop plein pour apprendre la mesure, et les bénéfices des ressources physiques et mentales tirées de ces moments de pause ou moments « off » sans le travail. Afin de se réapproprier une vie plus équilibrée et plus dans la mesure.
Feriel Berraies Guigny viendra en Février en Tunisie, elle y effectuera des ateliers de groupes ouverts en curatif d’urgence, en complément à ces autres casquettes en Réflexologie et Naturopathie
Si vous souhaiter en savoir plus, vous pouvez Lui écrire sur fbsophro@gmail.com
Cabinet à Ozoir la Ferrière en Seine et Marne 77 France
Siteweb : www.feriel-berraies-therapeute.com

Crédit photo TAO Paris

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