« Le Théâtre tunisien est une expression culturelle majeure dont les acteurs ont réussi à le hisser au plus haut niveau à l’échelle nationale, arabe et africaine, garce à leur génie créateur et leur passion, ce qui a fortement contribué au renforcement du rayonnement de la Tunisie à l’échelle internationale en tant que pays avant-gardiste dans ce domaine. La célébration aujourd’hui de la 20ème édition de ce festival est sans conteste un évènement heureux dont on ne peut en tirer que satisfaction et fierté. Il est toutefois nécessaire de rappeler que le théâtre en tant que secteur nécessite des réformes notamment institutionnelles, législatives et d’organisation ainsi que des révisions des procédures des subventions publiques ».
C’est en ces termes que Mohamed Zinelabidine, Ministre des Affaires Culturelles avait ouvert le bal de la 20ème édition des Journées Théâtrales de Carthage, en ce 08 décembre chaleureux et festif au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la culture.

La présence d’ambassadeurs accrédités en Tunisie, les figures emblématiques du théâtre arabe, africain et étrangers, les personnalités culturelles et politiques outre les invités du festival ont été ramarqués.
Hatem Debel, Directeur de cette nouvelle édition a pour sa part mis en exergue la dimension pionnière des JTC dans le monde arabe et africains. Il a souligné le rôle précurseur de ses fondateurs dont Moncef Souissi, qui ont légué aux nouvelles générations le plus précieux des legs, ajoutant que cette édition a tenu à rendre hommage aux dramaturges et comédiens tunisiens, arabes et africains dont l’apport de leurs expériences théâtrales fut considérable. Hatem Derbel a rappelé également que cette édition rend hommage à la Palestine et au Burkina Faso en tant que pays hôte du festival.

Animée par la comédienne Chakra Rammah, la première partie de la soirée d’ouverture des JTC a été consacré à une cérémonie de remise de trophées à Latifa Gafsi, Dalila Meftahi, Sabeh Bouzouita, Bahri Rahali, Saber Hammi et Mansour Sghaier (Tunisie), Abdallah Rached (EAU), Khaled Trifi (Jordanie), Hassan Kouyaté (Burkina Faso) et Carole Umulinga Karamera (Rwanda)
Cette soirée d’ouverture n’a pas oublié de rendre hommage aux artistes tunisiens qui nous ont quittés mais dont le souvenir reste immortel à travers leurs œuvres à jamais vivantes.
Parmi ces artistes disparus un hommage a été rendu à Khédija Ben Arfa, Khédija Souissi, Hatem Berrabah, Ahmed Moaouia, Moncef Lazaar, Majdi Abroud, Fathi Naghmouchi, Zakia Ben Ayed et Mohamed Bouri.
Dans le registre des hommages, les JTC n’ont pas aussi oublié les institutions et les organisation arabes qui ont contribué à son rayonnement à travers la remise de trophées à leurs représentants.

Un hommage a été rendu à Olivia Ouedraougo et à Etienne Minoungou(Burkina Faso) et à Ahmed Saloum (Palestine)
La scène fut ensuite animée et enrichie par les artistes Raouf Ben Amor, Zahira Ben Ammar, JamilaChihi, Atef Ben Hassine, Abdelaziz Meherzi, WahidaDridi qui ont présenté un spectacle à travers lequel l’épopée du Théâtre tunisien fut évoquée non sans nostalgie. La parole a été donnée ensuite à la Palestine avec la pièce théâtrale « Je vais en Palestine » et un récital de poésie avec la participation de Mourid Barghouthi et Tamim Barghouthi.

Rappelons que les JTC ont présenté à la Place des Théâtre à la Cité de la culture un véritable spectacle où la musique, la danse, le Théâtre et la Poésie se sont entremêlés dans une harmonie que seul le théâtre a ce pouvoir de produire. De belles sonorités de piano, de la chorégraphie, du conte, le tout dans une mise en scène magique assurées par Abdelwahed Mabrouk et par une scénographie de Jalila Midani

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