Qui ne souvient pas de Nizar Essid dont le malheur s’était acharné sur ce jeune homme de 37 ans ? Perdu dans sa peine, il s’était adressé à Femmes et Réalités pour nous confier sa triste histoire. Il voulait narrer une douleur. Il pensait qu’une peine partagée serait moins lourde à supporter dans un monde où souvent « les vents soufflent sans que ne le veuillent les navires. » comme l’avait si bien dit El Moutanabi.

Malgré les anciennes promesses où Nizar et Hannouna étaient si heureux pourtant, Nizar avait été délaissé par sa femme et privé de sa fille durant des années, alors qu’il se battait contre la maladie. Une dialyse sévère devenait son unique compagne. Il avait confié à notre magazine « Je perdais pied et pensais même au pire. Je pensais qu’être deux dans la vie ça servait aussi s’aimer au meilleur comme au pire. Si on ne peut pas tenir de coups durs après un attachement indéfectible, c’est si dur. Quatre mois plus tard ma femme demanda le divorce. Elle avait pris comme justif mon incapacité physique. J’ai eu l’impression d’être une sorte d’homme diminué qui ne parvenait plus à plaire à sa propre femme. Le cœur meurtri, nous avons divorcé. Elle est partie avec notre fille. Elle ne reviendra plus. Un séisme m’avait ébranlé. J’étais cassé, scié à la base….

Ma nouvelle vie gravite désormais autour de trois séances de dialyse par semaine….sans que je puisse voir ma fille. Les seules heures où je ne suis pas en dialyse, je les passe à travailler malgré ma faiblesse pour pouvoir honorer la pension. C’est dur d’être papa sans l’être, jeune et malade. Il m’arrive de ne pouvoir payer le montant de la pension et ce n’est pas difficile de deviner pourquoi. A plusieurs reprises, j’ai été arrêté et condamné pour défaut de payement.Je suis souvent entre l’enclume et le marteau pour faire un choix de condamné. Choisir entre prison et médicaments. Je suis fatigué, usé…Je ne fais ni l’aumône ni cherche à avoir une aide financière. Je demande que justice soit faite et au moins d’avoir le légitime droit de voir ma fille. Elle a aujourd’hui sept ans et privée de son papa malade (…..) A travers votre média, je voudrais transmettre ma voix, un appel au secours… Une bouteille que je jette à la mer… ».

Femmes et Réalités avait publié cette confession le 1er février 2019. Cette histoire avait émue et enflammée les réseaux sociaux et même les médias. L’équipe de l’émission « Andi Men Kollek » l’avait même contacté le papa en détresse pour un passage télévisée. Chose qui fut faite. Les téléspectateurs avaient également été émus et touchés par cette histoire et par le haut niveau du couple invité. Le rideau s’était ouvert par une réconciliation, des émotions, des larmes, de la compassion… et encore plus : une promesse de revoir vite la petite fille de l’amour retrouvé… et un remariage en vue. Deux mois plus tard, la promesse du bonheur était tenue. Nizar et Hanouna ont décidé de tout reconstruire passionnément et par amour pour leur fille qui assistera à leur mariage.

Leur oncle avait appuyé cette union pour la deuxième fois et sera encore une fois le témoin de cette fabuleuse histoire. Il confie heureux : « Ils se sont aimés, se sont séparés… Puis, le temps a passé. Ils se sont retrouvés au grand bonheur de leur fille. Nizar et Hannouna qui se sont engagés devant les téléspectateurs, se sont remariés en ce mois fleuri et fécond du 6 avril 2019 à Menzel Jemil. La mariée native de la région, était tout en blanc immaculé. Elle était rayonnante de joie. Nizar au sourire des grands heureux avait vécu un rêve, sauf qu’il était éveillé. La fête était totale et même la pluie s’était invitée à ce mariage comme pour l’encenser. Heureuse vie à ce couple qui a compris que c’est souvent, quand on perd quelque chose que l’on en apprécie sa valeur. ».

L’équipe de Femmes et Réalités souhaite un bonheur suprême bien méritée à ce couple d’exception.

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