Une exposition internationale virtuelle intitulée « the mask of hope », ou les masques de l’espoir est organisée par Michela Margherita Sarti, commissaire d’exposition dans plusieurs pays du monde. Elle confie que deux mois après la propagation de la pandémie « Coronavirus » qui a affecté toute la planète, elle décide de créer une page Facebook où les artistes de toute catégorie (artistes visuels, peintres, photographes, poètes, designers, sculpteurs…) peuvent s’exprimer à travers L’art. L’objectif de cette action est de créer des masques d’espoir, les photographier et ensuite les publier.

Les œuvres peuvent être composées directement sur les masques protecteurs. Ces masques qui existent sur le marché, pourront reproduire leurs propres masques. Cette idée naît de l’envie d’organiser une méga exposition après une sélection des œuvres créées pendant une période de quarantaine si angoissante, dure et si lourde.

« Ces artistes témoigneront à travers leurs émotions et leur sensibilité de la façon dont cette « guerre bactériologique » invisible, silencieuse et cruelle a marqué à jamais l’humanité. Chaque artiste est une éponge qui absorbe les sensations et les émotions de l’environnement qui l’entoure et qui évolue à travers ses propres expériences, événements et changements sociaux.

Puisque l’art est essentiel pour le bien-être de la société et que le rôle de l’artiste est de poser des questions, j’invite les artistes du monde entier à publier l’œuvre produite. Elle deviendra un symbole de solidarité de chaque individu envers un autre. Une compassion pour les victimes du Covid-19 confie Michela Margherita Sarti.

L’artiste tunisienne engagée Aïda Kchaou nous parle de sa participation en déclarant que « l’un des aspects qui m’étais le plus difficile à vivre pendant la période du confinement était l’incertitude sur l’avenir. La peur de perdre un de mes proches, la durée de l’épidémie… tout ceci ne pouvait créer qu’un mal être à travers une situation ingérable. Comment vivre le confinement en tant qu’expérience, était la seule décision claire à prendre.

Se remettre en question, trouver un nouvel équilibre, découvrir ce qui est bon dans ce confinement et moins bon, les priorités de la vie qui nous ramènent forcément vers le dépouillement. Le monde change, le monde s’arrête et bouge à la fois. La nature reprend le dessus. Un nouvel équilibre se dessine, une nouvelle harmonie se crée. La nature retrouverait-elle sa place ? Retour au rythme biologique, se laisser guider pour mieux apprécier le temps des roses qui revient à petits pas. La vie est en fin de compte aussi délicate qu’un parfum de rose. »

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