La maladie prostatique trés fréquente en Tunisie est grosso modo benigne et résolutive. Le patient doit connaître les signes et doit adhérer au protocole de suivi et de traitement. L’urologue à son tour doit être vigilant pour détecter les cas échéants de cancer, de prostatite ou des formes graves. Pour cela, l’urologue doit rester à l’écoute de son patient en période de crise sanitaire.

Le cancer de la prostate attaque la glande inhérente à l’appareil génital de l’homme. Il s’agit d’une glande essentielle au fonctionnement sexuel de l’homme dans la mesure où elle assure la production du liquide prostatique, l’un des composants du sperme. Touchée par une tumeur, le fonctionnement de cette glande se trouve altéré aussi bien sur le plan génital qu’urinaire.
Sans signes alarmants dans la majorité des cas, le cancer de la prostate peut néanmoins être trahi par des symptômes gênants tels des troubles urinaires ou érectiles. Il peut aussi devoir aller plus souvent au petit coin en raison d’un besoin fréquent d’uriner, surtout durant la nuit. La présence de sang dans l’urine ou dans le sperme est à prendre au sérieux.
Le cancer de la prostate est le troisième cancer de l’homme en Tunisie après le cancer du poumon et le cancer de la vessie (Registre du Cancer du Nord et du Sud de la Tunisie). Son incidence est en nette hausse en raison de la généralisation du dépistage de ce cancer par le dosage du taux de PSA (Prostate Specific Antigen). Cependant, en temps de Covid-19, et durant cette crise sanitaire, le quotidien de l’ urologue et de son patient a changé quand il n’y a pas urgence et que la maladie prostatique est bénigne.
La prise en charge de cette dernière surtout est parmi les plus touchée. Pour en savoir plus, nous avons contacté le Dr Wajih Rekik urologue qui nous confie que « Déjà le patient évite de consulter un urologue qui essaye de rassurer en repoussant les indications opératoires lorsqu’il n’y a vraiment pas d’urgence ou de cancer.
Le cancer de la prostate ne pose de problème en période de crise sanitaire que pour son dépistage. Conscient de la gravité de la maladie, le patient adhère heureusement convenablement avec son urologue qui s’en occupe bien.
Par contre, la maladie bénigne gagne du terrain et les patients en période de confinement ayant la maladie bénigne peuvent avoir des gênes telles que la constipation et la décompensation d’une vessie neurologique jusque-là insignifiante.
Cette décompensation s’ alimente encore plus de l’anxiété du patient des troubles du sommeil avec automédication et les psychotropes.
La qualité de vie sera impactée de façon monumentale. Alors que le suivi de l’urologue même à distance est présent, le patient pour être inhibé par les précautions et les conseils par apport à la propagation virale. L’urologue doit rester en contact avec son malade et répondre à ses questions. La reconduite du traitement doit être systématique et les pharmaciens de proximité doivent faciliter la tâche.
On doit être vigilant pour détecter les cas où l’urgence se présente telle que le blocage urinaire ou la constatation de sang dans les urines. La fièvre du sujet souffrant d’une hypertrophie prostatique doit faire évoquer une prostatite dont le traitement doit être instauré très vite et à bon escient.
En définitive, la prostate est une glande « gentille » qui ne demande qu’un peu d’attention et plus de discernement en période de crise sanitaire comme celle causée en ce moment par la Covid-19.