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Charif Alaoui chante le « Métèque », l’est-il vraiment?

Le grand retour de ce chanteur indémodable s’annonce « show » pour l’été 2021. Dans une conférence de presse, il a dévoilé son projet musical déjà sélectionné pour le Festival international de Carthage. Le projet est ambitieux et ne peut être qu’à la hauteur de l’artiste tel les hauteurs de la Tour Effel depuis le phare de l’île de Djerba. Lui, c’est Charif Alaoui qui revient en force sur la scène artistique avec son projet intitulé « Lefnara » comme pour éclairer nos lanternes. Dans ce projet musical, l’artiste arrête « d’errer » pour chanter entre autres dans son dernier cru  « Le métèque » de Georges Moustaki. Une chanson qui n’a pas pris une ride comme Charif Alaoui qui n’a jamais été autant d’actualité.

C’est comme si « Le métèque », l’une des chansons du clip chanté à merveille, avait des similitudes avec notre chanteur national qui vise l’universalité. Le métèque, c’est cet étranger  qui change de maison qui bouge, qui s’installe enfin dans la cité…  C’est aussi comme si Charif Alaoui livrait son autobiographie en miniature. Est-ce vraiment lui  «  Le métèque », l’artiste qui sort du lot et par extension,  cet être différent qui réveille les consciences ou même les fantasmes collectifs ?

Le chanteur s’approprierait-il « Le métèque » tout en  vidant la chanson de sa substance négative ? Un homme à la peau tannée qui «  s’est frottée à tous les soleils » et donner écho aux autres textes du chanteur qui chante l’universel.  Charif Alaoui nous enchantera certes cet été avec « ses cheveux aux quatre vents,  avec ses yeux tout délavés qui lui donnent l’air de rêver »,  lui qui rêve si souvent avec ses mains de musicien et « avec son cœur qui a su faire souffrir autant qu’il a souffert sans pour cela faire  d’histoires… ».

Avec « Lefnara », Charif Alaoui nous fera revivre l’universel depuis  sa douce Jerba, sa lanterne, sa source vive  …jusqu’aux lumières de la ville de Paris.