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Nouveau look, nouveau spectacle,  Ahmed Mejri, fait vibrer Hammamet….  

 

Ahmed Mejri dans son nouveau look qui lui sied à merveille,  avait consacré bien du temps dans cette résidence artistique au centre culturel de Hammamet… Il en oubliait la notion du temps jusqu’à des heures tardives quand l’obscure clarté de l’aube réveillant les senteurs marines lui rappellent d’aller un peu dans les bras de Morphée. Une folle journée et surtout soirée l’attendait le lendemain.

Le produit final en vaut le sacrifice, le travail est fini et la délivrance donne naissance au projet musical « Masengy ». Nouveau spectacle, nouveau look!  L’événement artistique se consacre aux cultures et réalités africaines dont l’artiste est  un fervent défenseur. Cet esprit musical peut  s’infiltrer dans l’ensemble de ses valeurs. Une continuité de sa musique fusion qu’il voudrait  continuer à propager avec« Mazengy ». Il s’agit d’une fusion musicale vu le vécu de l’artiste et son ouverture à l’universel à travers les rythmes africains et occidentaux.

Ce spectacle donne en effet la parole à des artistes, intellectuels, activistes tunisiens et africains. La valorisation du patrimoine africain est mise en évidence. Et aussi à la société métissée d’aujourd’hui et de demain. L’artiste prouve clairement qu’il a envie fortement de transmettre  un message de paix, de liberté, de tolérance et de respect qui sont autant d’alternatives salvatrices face à l’extrémisme et à toute manifestation de haine.

Hammamet a par conséquent vécu un spectacle mémorable en cette soirée du dernier jour de septembre comme pour dire au revoir à un été pandémique sans culture ni saveur. Les rythmes de « Mazengy » a bouclé et ouvert le renouveau culturel… Un souffle musical salvateur en pleine nature après un été  off. Le Centre Culturel international de Hammamet avait retrouvé le goût de la scène de l’année de la Francophonie 2021. « Un soulagement ! » comme l’avait confié Ahmed Mejri au jardin des arts du Centre culturel de Hammamet où il s’était produit.

L’artiste avait retrouvé la magie du contact avec le public, son oxygène ! «  C’est vital, on a vraiment besoin de vivre ces moments, de les partager, de rassembler le public… Il n’y a rien de plus merveilleux !… »  affirme Ahmed Mejri. Il était en effet sorti de son silence avec du rythme rien que du rythme… Un hymne à la paix, à l’espoir pour pouvoir tout surmonter. Une euphorie partagée par le public venu nombreux comme pour oublier l’enfermement et la pandémie, le temps d’une soirée. « Que c’est  bon de vous voir, de vous entendre et de vous retrouver ! » avait confié l’artiste.

Mejri est un bosseur infatigable, un explorateur de sonorités nouvelles qui mêlent génie, harmonie occidentale, rythmes africains et tunisiens. Dans le féérique cadre naturel du jardin des arts, l’artiste était  accompagné de ses musiciens tunisiens et africains.  L’interprète de « Daghbaj avait enchaîné les titres en fusionnant d’une extraordinaire habileté  tubes tunisiens et africains. L’ambiance suivait crescendo dans cette forêt qui s’enveloppait de bonnes musiques, tenant son public en haleine.

Ahmed Mejri interprétait entre autres ses succès « Mrawah fil Lill ya Moaalma » et « De Marsa à Marseille »  qui avait été  vivement appréciés par l’assistance. Et ce n’est pas fini ! Ahmed Mejri change de cap et chante français tout en faisant participer le public.  Le micro se tend… à droite.. à gauche…. dans tous les sens… Le public adhère… L’ambiance est totale !

Et quand l‘artiste interpréta « Travailler jour et nuit », « Chanter la vie » et « où est le blé »,  Mejri,  souriant, s’en donnera à cœur joie pour improviser laissant sa voix envouter les esprits et les cœurs. Une énergie folle !. Pour les musiciens, la scène était devenue un véritable grand terrain de jeu.  Les solos s’enfilant les uns après les autres, leur virtuosité se déployant à chaque son tiré de leur instrument.

Ahmed Mejri sait si bien marier les différents styles de musique. Sa guitare qu’il mâte comme un animal dompté a su faire vibrer le public. L’artiste en profite pour mettre en évidence la richesse du patrimoine musical tunisien. Il enchaîne alors pour interpréter d’anciennes œuvres musicale telles « Fana Houma sakna Fatouma »  ou encore « Dadda Mariem ». Ses fans redemandent encore plus de rythme. Des cris d’admiration résonnent. Au fur et à mesure que les minutes s’égrènent, l’ambiance monte, monte…. Ahemd Mejri excelle  encore en chantant « Al Khamsa Ali Lahkou Ejjara »,  « Daghbaji » et   c’est  l’extase ! Exceptionnel… avec de l’énergie, du partage, de la chaleur… Tous les ingrédients étaient là, pour un spectacle réussi !

Ahmed Mejri jeta un regard fier sur le public qui avait si bien apprécié une musique où chacun s’était identifié. A travers ce spectacle, l’artiste a pu livrer une prestation remarquée et remarquable, prouvant encore une fois l’étendue de son talent.