L’ « A part être » de Sabrine Trabelsi

Sabrine Trabelsi, est une jeune femme qui a toujours été férue d’art.  Tout en étant membre du Club FTCA, elle suivait également des cours de musique au Conservatoire de sa Hammam-Lif sa ville natale.  Elle obtient avec brio sa maitrise, spécialité Peinture, à L’ISBAT en 2003 et participe la même année à l’expo de groupe Signatas (Prélude) avec les meilleurs de sa promotion à El Teatro-Aire libre.

Aujourd’hui mariée et maman de cinq enfants, elle n’a pu reprendre sérieusement la peinture qu’en 2016 et participer à plusieurs expos de groupe dont celles de l’Union et de la Fédération des artistes plasticiens.

 

« A part être », est sa troisième expo personnelle, après celles de 2019 au Club Culturel Tahar Haddad et à l’Eglise Sainte-Marie de Hammam-Lif.

 « Ces gens qui existent parfois dans notre conscience et parfois dans notre inconscience. Des moments qui apparaissent et d’autres qui disparaissent.

Ces gens qui existent dans une dimension autre que la nôtre, on en prend conscience quand nos mondes se croisent ou souvent quand on a besoin d’eux.

Mais souvent ils disparaissent. Ils vivent dans un pays où « apparaître »  est un luxe. « Etre à part… dans leur quotidien. Voila comment Sabrine Trabelsi s’exprime pour expliquer ses magnifiques toiles qui tapissent les murs d’El Teatro-Aire Libre.

 

Elle confie également qu’en tant qu qu’artiste «  je ne peux pas ne pas m’imprégner de tout ce qui se passe autour de moi, des scènes quotidiennes que je vois dans la rue, des infos que j’entends chaque jour sur l’état de mon pays… Ces images du quotidien me hantent et parfois même me tourmentent.

J’ai essayé de les exprimer sur la toile à travers des mises en scène mélangeant le réel à l’imaginaire révélant ainsi une dérision d’un pays en souffrance.

 

Entre apparition et disparition de l’image, j’ai essayé d’évoquer cette vie fragile d’une partie d’un peuple qui essaye de toutes ses forces d’être et d’exister. »

 

A la question de savoir  pourquoi autant de couleurs chaudes et si lumineuses dans son exceptionnelle technique mixe, elle confie  que « le choix des couleurs vives suggère l’espoir qui reste malgré tout… le seul havre de paix. »

 

Si vous voulez vous décrassez les yeux, l’expo se poursuit jusqu’au 8 novembre 2021

 

 

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