Est-ce une Poétesse ? Photographe ? Peintre de la nature ? Écrivaine ? Est- il si difficile de définir Marianne Catzaras ? La frontière est si confondue. L’artiste se glisse aisément dans les différents portraits. Il s’agit sans doute de son travail sur l’identité dont elle nous a habitués et où elle se porte aussi mystérieuse aussi plurielle que ses œuvres. Portraits de mères de jeunes migrants, paysages insolites dans un monde imaginaires… jusqu’à son dernier cru qui est une véritable conversation ininterrompue d’arbres, de feuillages, de sentiers, d’espaces d’ombre, de lumière et de mémoires. C’est comme si l’artiste revendiquait une double filiation justement, celle du cinéaste grec Angelopoulos et celle d’ une méditerranéenne tourmentée.
Cet arbre correspondra à l’ air, au feu, à la terre et à l’eau… des symboliques de la pérennité mais aussi de la fragilité. L’olivier est enfermé dans une chambre indéfinie. Il pose ses branches sur un balcon en naissant de sur les ondes des vagues…

Une éternelle interrogation surgit sur l’être humain face aux mystères. Les photographies sont en immersion tels des négatifs qui révèlent leurs envers et leur endroit à la fois. Un paradoxe authentique/ C’est qu’ « Il y a du pensé de l’ impensé » nous confie artiste fan de poésies et grande lectrice de poètes maudits ou pas… Elle aime citer Baudelaire, ou encore Lorent Gaspar. « Car créer, c’est montrer un autre état de la matière c’est mettre ses mains dans l’argile, sur l’écorce des arbres… c’est sentir le chaud et le froid en même temps, c’ est libérer Prométhée du feu et de l’enfer .. ».

En observant un peu plus les œuvres, un mal être se dégage des photographies Marianne Catzaras, comme une fausse sérénité qui se dégage. Cette méditerranée d’arbres en noir et blanc est orientée vers une histoire mythologique et métaphysique. Celle de Marianne ? Mais une présence universelle invisible s’impose malgré tout. L’arbre devient prétexte pour décoder un message qui peut devenir visible et trouver enfin la sérénité spirituelle artistique. Comme l’avait affirmé Rachida Triki « L’ arbre Est un prétexte pour faire apparaitre la chair Du monde ..là où se confondent le visible et l’invisible.. Une métaphore de l’acte photographique. Chaque image témoigne de l’appel de l’invisible sur la scène du monde du sensible.. ».

Une exposition métaphysique aérienne qui nous a permis de voyager sous prétexte de visiter les éléments de la nature. Rechercher une preuve de vie pour l’ éternité.

Dans la galerie « Le violon bleu » Mariane Catzaras y sera invitée du festival d’art contemporain Jaou qui aura lieu du 27 juin au 1er juillet prochain, la thématique des éléments et l’arbre y seront dans tous leurs états!
Une exposition exceptionnelle pour se décrasser les yeux !

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