Généralement quand on est petit, on oublie vite ce que l’on veut faire, on passe à un autre métier surtout lorsqu’on est proche d’un grand père Gouverneur. Sauf que Yassine Riahi n’a jamais oublié ce qu’il voulait faire plus tard. Quand il parle de sa vocation pour la cuisine, pas de doute, on sent son amour pour ce métier… « Tout petit j’avais envie de ça » ! Avant de devenir un métier, la cuisine était un loisir et une passion que le Chef Yassine Riahi partageait dans la maison familiale, il aimait alors goûter différentes saveurs dans la cuisine de sa grand-mère véritable cordon bleu.

A 18 ans, il quitte son pays avec dans sa valise un bac réussi haut la main parmi les plus brillants du lycée Gustave Flaubert. « Et ce n’est pas un hasard si j’avais tout d’abord changé de lycée pour celui de Mendes France. La filière que je souhaitais s’y trouvait car je savais ce que je voulais faire. Un rêve caressé depuis l’âge de 12 ans. Je voulais être cuisinier et côtoyer « les étoiles ». Je rêvais d’avoir un jour mes trois étoiles. »

Yassine Riahi parait très ambitieux et confie « quand j’ai envie de quelque chose je fais tout pour l’atteindre. J’aime les défis et j’essaie continuellement d’être le meilleur dans tout ce que j’entreprends. »

Yassine Riahi voulait pourtant arrêter l’école en 2012 pour choisir son bac pro cuisine. « Mon père ne voulait pas entendre parler cuisine. J’ai finalement choisi un bac STMG qui serait le plus utile pour mon parcours futur. Mes parents voulaient me voir plutôt dans les affaires, dans les finances ou dans la politique comme mon grand père qui était à l’époque Gouverneur de Sfax. Après de petites guerres, j’ai eu gain de cause et J’ai enfin choisi de poursuivre mes études au Cordon Bleu à Paris. Une école de grande renommée. Mais mon ambition par la suite était d’atteindre l’Institut Bocuse qui est pour moi le top des écoles de cuisine.

Yassine Riahi évolua ainsi au Cordon bleu où il avait effectué son tout premier stage en étant l’élève d’Helene Darroze, l’étoilée Michelin à Paris 6. Notre Chef s’est tellement intégré qu’on l’avait retenu pendant plus de six mois au lieu de quatre. Il était déjà prêt à 7 heures tous les jours.Il confie : « je savais que pour être un jour le meilleur il fallait passer par là ».

Yassine put ensuite intégrer l’Institut Bocuse grâce à Helene Darroze qui avait tenue à ce qu’il soit dans cet établissement. En 2015, il devient l’incontournable de Bocuse pour un bachelor en art culinaire et managment de la restauration. Un rêve d’enfant depuis ses 12 petites années. Et ce n’est pas tout, Yassine a été choisi par ses chefs parmi ses 250 camarades pour un second stage qui pour lui, est encore le plus prestigieux des établissements à savoir Le louis XV Alain Ducasse à l’hôtel de Paris Monaco.

Qui aurait dit que cet enfant gâté par sa maman artiste peintre et par son père dans les affaires Reynolds by papermate et UPS Tunisie ? Il confie : « mon père avait même pensé un jour que nous allions travailler ensemble… Moi j’étais si loin de cette logique. Je voulais coûte que coûte tracer ma route seul vers la gastronomie. Mon frère sera sans doute la compensation car c’est lui qui aimerait être dans les affaires avec mon père rassuré.

Durant sa formation, Yassine Riahi a eu l’opportunité de côtoyer de grands chefs étoilés. Il était si brillant et sa passion impressionnait. Il eut alors droit à de nombreux stages dans des restaurants de grandes renommées tels « Le Louis XV » d’Alain Ducasse à Monaco… Il obtient haut la main son diplôme dans « l’art culinaire et management de la restauration.

Actuellement, Yassine est heureux en travaillant sa passion et ironie du sort, avec ses anciens chefs. Un rêve éveillé puisque Yassine est actuellement un grand chef de l’établissement. Mais il a encore un autre rêve « Mon rêve au jour d’aujourd’hui est d’ouvrir un établissement et de décrocher seul mes 3 étoiles comme Alain Ducasse. Ma grand-mère paternelle n’a jamais accepté le fait que je sois cuisinier, rêve aujourd’hui de venir dîner dans mon établissement. J’espère un jour lui faire plaisir autant qu’elle m’a fait plaisir en savourant ses plats quand j’étais enfant. »

Aujourd’hui, à 24 ans, il travaille dans ce restaurant gastronomique de la chaîne Mariott à Paris sur les champs Élysées en pensant et en espérant un jour ouvrir son propre restaurant gastronomique à Tunis.

Nadia Ayadi

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